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La peur de Gagner est un véritable mal du sportif. Entièrement dans la tête, ce syndrome intervient lorsque l’athlète se retrouve dans une situation ou perdre est inimaginable. Alors que personne n’imagine les conséquences d’une défaite, le sportif lui y pense et celle-ci se dessine doucement alors même que la rencontre n’a pas eu lieu. Le jour J qui devait être une consécration se termine finalement en cauchemar pour le favori et en apothéose pour celui qui était donne perdant au départ..Explication de ce phénomène et comment le cerveau se met dans cette situation

La peur de gagner.. Dans l’absolu c’est complètement ridicule. Pourquoi est-ce qu’on aurait peur de produire un résultat pour lequel on s’entraine très dur et on y met toute son énergie ?

C’est en théorie complétement stupide mais c’est la preuve que si ça vous arrive votre cerveau fait merveilleusement son travail de garde du corps mais que vous n’aurez pas réussi à prendre le dessus sur votre inconscient

Plusieurs éléments combines

La peur de gagner est un sentiment qui intervient dans une période charnière de la carrière d’un sportif. Pour la toute premiere fois il va passer une étape significative qui va lui faire franchir un palier. Ce qu’il va vivre par la suite, c’est l’inconnu.

Et l’inconnu le cerveau humain il n’aime pas cela du tout, celui-ci a besoin de stabilité pour produire le maximum de ses efforts. (On ne confond pas ici inconnu et découvrir) Aussi curieux que ça puisse paraitre un être humain habitue a des spirales négatives aura autant de mal a gérer une très bonne nouvelle que quelqu’un qui n’a pas de soucis à en gérer une mauvaise

Le cerveau va donc commencer à « gamberger » en imaginant les conséquences de la probable victoire.  Jusqu’ a présent on ne rencontre pas ici un syndrome de la peur de gagner, c’est juste du stress.


Mais dans le même laps de temps, la rencontre qu’il s’était imaginé ultra difficile est finalement une ballade de sante et c’est ces deux éléments réunis qui sont propices à cette peur de gagner

Le cerveau va paniquer, pas longtemps, souvent la « panique » intervient au moment même du début de la rencontre et se termine à la fin. Pendant la rencontre l’athlète est dans une sorte de brouillard comateux. Aucune technique ne passe, pas de jus, des erreurs de débutants .et tout se déroule uniquement dans la tête

Alors que celui-ci enchainait les victoires faces aux plus forts, le voilà qui se décompose devant une situation qui n’est pas du dixième de ce qu’ il a déjà rencontre  .

Que se passe-t-il ?

Le cerveau humain est en fait entrain de s’imaginer  les CONSEQUENCES de deux résultats  totalement différents dans le futur en fonction de la prestation qu’il effectue au moment présent. En fait à ce moment-là, le cerveau n’est pas focalise du tout sur l’Action présente mais sur la manière dont il réagira en fonction du résultat

Ce qui est très vicieux, c’est que pour le cerveau ni la victoire ni la défaite ne sont de bonnes solutions. La victoire représente l’inconnu et un changement de statut immediat et la défaite représente une alternative que personne n’envisageait. C’est aussi de l’inconnu .

A deux niveaux différents, cet « inconnu » agit comme un véritable frein pour le cerveau. comme il ne sait pas comment y faire face il bug..tout simplement . Ce qui est très révélateur c’est que le cerveau va agir à ce moment-là en mode « survie » : prise de risque minimum, repli sur soi, aucune initiative d’attaque et une fébrilité déconcertante sur chaque technique.  Contrairement a ce qu’on pourrait penser le cerveau n’arrive pas a se mettre en mode « guerrier » et se met en position de victime

Tant que l’inconscient n’aura pas réglé ce « problème », la zone consciente du cerveau va donc se mettre dans ce fameux mode de survie et ne distiller que des ordres propres a la défense et a la fuite . Ce sentiment est presque similaire a celui d’une peur panique (du point de vue du cerveau)

La peur de gagner intervient au moment même ou la victoire était à porte de la main, c’est vraiment cette proximité qui fait bugguer le cerveau. Il se met à confondre ce qui va se passer et ce qui se passe vraiment. Il y a aussi le fait de faire la rencontre 1000 fois dans sa tête avant que celle-ci n’est véritablement lieu

Cette peur de gagner est présente dans tous les sports quel que soit le niveau, on la retrouve chez les pros comme chez les amateurs. 

Dans la plupart de ces défaites mémorables l’athlète s’est mis tout seul dans cette situation, il n’a même pas eu besoin de son adversaire pour l’y aider. Un adversaire qui va sauter sur l’occasion pour enfoncer le clou selon son mental

Car la clé de tout cela, c’est bien le mental. L’athlète peut de lui-même se sortir de ce traquenard dans lequel il s’est mis tout seul. L’entraineur a aussi son rôle à joue en lui parlant mais cela a intérêt à faire mouche immédiatement

En résumé, la peur de gagner est un véritable élément psychologique de la vie d’un sportif. Les plus grands exploits du sport en sont jalonnés et les plus grandes victoires sont souvent celles qu’on pensait perdues d’avance.

Quant aux défaites qui en résultent elles peuvent servir d’expérience car à présent elles sont connues du cerveau, celui-ci pourra donc avoir un référentiel pour le prochain cas de figure similaire. Si le sportif arrive à s’en remettre car une fois la rencontre achevée le cerveau reprend ses esprits et fait un constat accablant de la situation présente, qui pour le coup est devenue bien réelle.